Compagnie Le Grand Large Bulles - Histoires éphémères

QUATRE BULLES

Texte, mise en scène et interprétation : Arthur Baratin et Benjamin Migneco

La première bulle présente deux prestidigitateurs qui s’interrogent sur la question du réel. Qu’est ce qui réel et qu’est ce qui ne l’est pas ? Est-ce que l’imaginaire peut être réalité si je veux bien m’en persuader? C’est sous la forme d’un numéro de cabaret mêlant magie et philosophie que ces drôles de personnages interviennent. Ils nous interpellent au coin d’une rue et nous laissent apercevoir avec eux la frontière entre l’illusion et le « tangible ».

La deuxième bulle nous invite à une partie de pêche avec Papi. Sans un mot, Papi nous raconte une histoire. Il nous propose de nous asseoir avec lui et de prendre le temps… Au bord de l’eau, nous entrons dans sa bulle, nous partageons un moment de vie qui prend l’apparence d’un dimanche après-midi allongé dans l’herbe à évoquer des souvenirs.

La troisième bulle prend la forme de la fameuse scène du balcon entre Roméo et Juliette. Cette fois, ils sont trois : « il » qui deviendra « ielle », « Lui » et « le spectateur ». Là-haut, « il » se prépare, bientôt il deviendra « iel », c’est beau… comme une chorégraphie. En bas, « Lui » surgit et ne supporte pas de voir ça : un homme travesti, une personne différente. « Lui » brise l’intimité de la bulle et prend à parti « le spectateur » qu’il embarque dans un monologue où il déverse toute sa colère envers ce qu’il considère comme anormal jusqu’à s’en rendre fou et se transformer en un véritable monstre.

La dernière bulle marque la fin du voyage et invite à découvrir de nouveaux horizons. Les vagabonds sont là, sous un pont. Ils n’ont pas grand-chose à faire et ils ont faim. Quoi de mieux pour oublier les vicissitudes de son corps que de jouer à s’inventer des vies ? Deux êtres qui n’ont rien et qui créent tout, c’est de cela dont il est question. Avec deux palettes et une bâche ils inventent un nouveau monde, ils s’évadent volontairement du réel pour se fondre dans l’imaginaire. C’est là qu’ils se sentent le mieux, dans les histoires qu’ils fabriquent.

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